Un dégât des eaux surgit souvent sans prévenir, avec une fuite de canalisation ou un lave-linge défectueux qui inonde l’appartement. Dans une location, la question se pose vite : le locataire ou le propriétaire assume-t-il les frais ? Les assurances jouent un rôle clé ici, et la répartition des coûts dépend de l’origine du problème et des biens touchés. Le locataire souscrit une couverture pour les risques locatifs, tandis que le propriétaire protège souvent le bien immobilier. Des conventions entre assureurs facilitent les démarches pour les sinistres mineurs. Quand le montant dépasse un seuil, chaque partie gère ses dommages. Savoir qui déclare quoi évite les surprises. Les règles fixent un délai de cinq jours pour signaler l’incident. Une bonne coordination entre locataire et propriétaire accélère les réparations et limite les conflits.
Qu’est-ce qu’un dégât des eaux exactement ?
Le terme dégât des eaux désigne tout dommage causé par l’eau, qu’il s’agisse d’une infiltration, d’une rupture de tuyau ou d’un débordement. Ces incidents touchent les murs, les sols, les meubles et parfois les biens voisins. Dans un logement loué, l’origine peut venir de l’appartement même, comme un robinet mal fermé, ou d’un étage supérieur. Les assurances distinguent les causes pour attribuer les responsabilités. Par exemple, une fuite due à un entretien négligé incombe au locataire, alors qu’un vice de construction relève du propriétaire. Les polices couvrent généralement les réparations, mais des franchises s’appliquent. Les locataires oublient parfois que leur contrat inclut cette protection, pourtant requise par la loi. Sans elle, ils risquent de payer de leur poche. Les propriétaires, eux, optent pour des garanties étendues si le bien reste vide entre deux locations.
Les causes fréquentes des dégâts des eaux
Parmi les origines courantes, les fuites de machines à laver ou de lave-vaisselle arrivent en tête. Une canalisation bouchée ou une toiture perméable provoque aussi des inondations. L’hiver, le gel fait éclater les tuyaux. Dans les immeubles, un sinistre chez un voisin se propage vite aux étages inférieurs. Identifier la source aide à déterminer qui agit en premier. Si le problème vient d’une partie commune, la copropriété intervient. Pour les locataires, vérifier régulièrement les installations prévient ces incidents. Un joint usé ou un siphon encrassé se répare facilement avant que l’eau ne s’infiltre partout.
Responsabilités du locataire en cas de sinistre
Le locataire porte une part majeure dans la gestion d’un dégât des eaux. La loi exige qu’il souscrive une assurance habitation couvrant au moins les risques locatifs, dont les dommages par l’eau. Cette couverture protège le propriétaire contre les préjudices causés par le locataire. Si une fuite provient de l’appartement loué, l’assurance du locataire indemnise les réparations des biens immobiliers. Elle prend aussi en charge les effets personnels endommagés, comme les vêtements ou l’électroménager. Le locataire signale l’incident à son assureur dans les cinq jours ouvrés suivant la découverte. Il prévient en parallèle le propriétaire pour coordonner les expertises. Négliger ces étapes expose à des refus d’indemnisation. Les contrats incluent souvent une assistance pour assécher les lieux et reloger temporairement si nécessaire.
L’assurance multirisque habitation pour les locataires
La plupart des locataires choisissent une multirisque habitation, qui va au-delà des risques de base. Elle couvre les vols, les incendies et les bris de glace en plus des dégâts des eaux. Pour un sinistre, l’assureur envoie un expert qui évalue les dommages. Si le locataire cause le problème par négligence, comme oublier un robinet ouvert, sa franchise augmente. Dans les cas où un tiers est impliqué, comme un voisin, une procédure amiable s’engage via les compagnies d’assurance. Le locataire fournit des photos et des factures pour appuyer sa déclaration. Une fois indemnisé, il veille à ce que les réparations se fassent rapidement pour éviter la moisissure ou d’autres complications.
Le rôle du propriétaire face à un dégât des eaux
Le propriétaire assume les dommages touchant la structure du bien, comme les murs porteurs ou la toiture. S’il n’occupe pas le logement, une assurance propriétaire non occupant (PNO) s’avère utile. Elle complète la couverture du locataire et protège contre les vacances locatives. Quand un sinistre survient, le propriétaire déclare à son assureur indépendamment du locataire. Pour les petits montants, une convention appelée IRSI simplifie les choses : l’assurance du logement sinistré gère tout. Au-delà de 1600 euros hors taxes, la répartition suit la propriété des biens. Le propriétaire paie pour les embellissements fixes, tandis que le locataire couvre ses meubles. Si le dégât vient d’un défaut d’entretien du propriétaire, sa responsabilité civile entre en jeu. Il organise alors les travaux pour remettre le logement en état.
Assurance PNO : une protection supplémentaire
L’assurance PNO couvre les risques non pris par le locataire, comme les dommages pendant les périodes inoccupées. Elle indemnise les pertes de loyers si le bien devient inhabitable. Les propriétaires bailleurs y recourent pour sécuriser leur investissement. En cas de litige avec le locataire, cette police facilite les recours. Elle inclut parfois une garantie contre les impayés de loyer. Choisir un contrat adapté dépend de la valeur du bien et de sa localisation. Les zones inondables demandent des clauses spécifiques. Un propriétaire vigilant vérifie que le locataire maintient son assurance à jour, via une attestation annuelle.
Étapes à suivre lors d’un dégât des eaux
Face à un sinistre, agir vite limite les dégâts. Coupez l’eau et l’électricité si besoin pour la sécurité. Épongez l’eau accumulée et aérez les pièces. Prenez des photos des dommages avant de toucher quoi que ce soit. Contactez votre assureur par téléphone ou en ligne pour une déclaration rapide. Informez le propriétaire ou le locataire selon votre position. Si des voisins sont touchés, remplissez un constat amiable des dégâts des eaux, disponible chez les assureurs. Attendez l’expert avant de jeter les objets endommagés. Conservez les factures des réparations d’urgence. Une fois l’expertise faite, les indemnisations arrivent sous un mois en général.
- Couper les arrivées d’eau pour stopper la fuite.
- Photographier les zones affectées et les biens touchés.
- Déclarer le sinistre dans les cinq jours à l’assureur.
- Remplir le constat amiable avec les parties impliquées.
- Coordonner avec le propriétaire pour les expertises.
Cas particuliers et montants des indemnisations
Pour les sinistres inférieurs à 1600 euros hors taxes, l’assurance du logement endommagé assume tout, sans recherche de responsable. Entre 1600 et 5000 euros, la prise en charge suit la propriété : locataire pour ses biens, propriétaire pour l’immobilier. Au-delà, des expertises approfondies déterminent les causes. Si un tiers cause le dégât, son assurance rembourse via un recours. Les franchises varient de 100 à 500 euros selon les contrats. Dans les copropriétés, le syndic gère les parties communes. Un dégât des eaux récurrent signale un problème structurel, que le propriétaire résout. Les locataires récupèrent leur caution si les dommages ne leur incombent pas.
Tableau comparatif des responsabilités
| Élément | Locataire | Propriétaire |
|---|---|---|
| Assurance obligatoire | Risques locatifs | PNO optionnelle |
| Déclaration sinistre | À son assureur | À son assureur |
| Dommages meubles | Pris en charge | Non concerné |
| Dommages immobiliers | Couverts via locataire | Directement |
Ce tableau résume les points clés. En résumé, une communication fluide entre locataire et propriétaire résout vite les incidents. Vérifiez vos contrats pour anticiper les scénarios. Avec une bonne couverture, un dégât des eaux reste gérable sans gros impacts financiers.

